Cette
année la fête de l'art est bio !!!!! et notre art, numérique
et opaque, à l'image de nos choix de vie en réseau
Merci au Studio XX d'accueillir ma présence en ce 17 janvier 2008.
Je me nomme Pascale Malaterre, artiste québécoise, Montréalaise. Comme bien des québécois montréalais, je suis née très loin de ce Montréal où j'ai grandi.
Pour vous, un poème-vidéo dont la forme d'écriture témoigne de mon Orient et s'adresse à nos grands-mères érotiques, à nos mères en lutte, et cette part de nous, protégée, qui se transmettra dans ce vaste jardin d'humains qu'est le monde : …
Attention : Il faut placer un miroir en face de l'ordinateur pour le lire le vidéo.
Grâce à Alexandra Cloutier, poète-sculpteure de la ville de Québec, me prêtant son appart parisien pendant qu'elle est dans le mien à Montréal, j'ai rencontré, son voisin Pierrick, fondateur et animateur du lieu La petite chouette qui héberge pour pas cher des artistes, des sans-papiers, des philosophes, des poètes et une association qui diffuse de l'art tout en fournissant des paniers bio. Il photographie les gens et diffuse dans son lieu cette chaîne de visages humains, les samedis de paniers bio.
Attention : Pierrick refuse de divulguer son nom de famille
Le panier bio, c'est simple : c'est un acheteur (une acheteuse) responsable et en lien avec le producteur bio qui sait d'avance à qui il fournira sa quantité de pain, d'œufs, de légumes et de viande, sans pesticide, ni antibiotique. Pour le citadin(e), c'est moins cher, et cette stratégie a été mise au point par les anarchistes russes pour lutter contre une nouvelle misère du prolétariat naissant dans les villes !
Attention : Le nom de cet auteur anarchiste russe est inconnu.
Pour le 17 janvier, j'ai demandé aux artistes participant aux paniers bio de me donner leurs travaux à exposer : Karin Combi, un photomontage. Karin est parisienne, sa maman est une asiatique de l'île Maurice. Karin connaît Montréal. Elle est partie en bicyclette dans une banlieue toute proche de Paris (Porte de Pantin) prendre cette photo qui lui rappelle Montréal, tout en laissant transparaître son métissage culturel.
Attention : : Le lieu pris en photo est méconnaissable.
Armand Lecomte, architecte, dessine sa compagne, nue, pendant qu'elle lit ou qu'elle dort. Suite à notre rencontre, décidant de me faire confiance, il va exposer ses dessins intimes, croquis exécutés chaque fois d'un seul trait. Il accepte qu'ils soient regardés dans ce lieu d'échanges de paniers bio, dans le contexte de la Fête de l'art.
Attention : il refuse que ses dessins soient montrés de près sur le Web.
Olfa Driss, artiste Québécoise Montréalaise d'origine Tunisienne, avec qui j'ai eut le grand bonheur d'exposer à la Centrale l'été dernier, nous montre, dans son propre style d'artiste en Nouveaux Médias, ses visions d'un paysage hivernal nord-américain.
Attention : Ses photos sont pour elle exotiques.
Bonne fête de l'art, transparente, opaque et bio !